
Savennières : Ivan Massonnat reprend le domaine du Closel
Le tribunal d'Angers a validé le 5 mai l'offre de reprise d'Ivan Massonnat (Belargus) pour l'iconique domaine du Closel. Dans les brèves : un club anglais s'installe à Bordeaux, et une cave coopérative choisit la liquidation.
Le domaine du Closel trouve son repreneur
Le tribunal judiciaire d'Angers a validé, le 5 mai 2026, l'offre de reprise d'Ivan Massonnat pour le domaine du Closel, l'une des figures historiques de l'appellation Savennières. Cette décision met fin à une période d'incertitude ouverte par le décès soudain d'Évelyne de Pontbriand, en novembre 2024, qui dirigeait le domaine depuis vingt ans.
Ancien financier reconverti dans le vin, Ivan Massonnat est déjà propriétaire du domaine Belargus, dont les cuvées se négocient sur allocation et sont distribuées dans quarante-cinq pays. Le tribunal l'a retenu pour reprendre les activités et les actifs du Closel, placé sous procédure judiciaire après un dépôt de bilan en 2025.
Cette décision préserve l'avenir d'un domaine emblématique des vins blancs de la Loire. Savennières, terroir de prédilection du chenin, compte parmi les appellations les plus respectées pour ses blancs secs de garde. Le Closel, par son histoire et la qualité de ses parcelles, constituait un patrimoine que la filière ne pouvait laisser se perdre. Évelyne de Pontbriand avait elle-même succédé à sa mère, Michèle Bazin de Jessey, présidente de l'appellation dans les années 1990.
Massonnat a annoncé que le domaine restera une entité distincte de Belargus. L'équipe en place, cinq personnes menées par Antoine Fardeau, sera conservée et les effectifs doublés. Les investissements porteront sur le vignoble et la modernisation du chai, situé dans les locaux vétustes du château. Le repreneur évoque aussi la reconquête du coteau historique qui surplombe le village, abandonné depuis des décennies car trop difficile à travailler.
Pour les amateurs, le signal est positif : un repreneur doté de moyens financiers solides et d'une connaissance des terroirs ligériens prend les commandes d'un domaine qui mérite une nouvelle page.
Brèves
Bordeaux : un club anglais pour « vivre le vin »
Bordeaux accueille un club de vin d'inspiration anglaise, facturé 3 700 euros la première année. Le projet entend créer une communauté de passionnés dans un lieu dédié, sur le modèle des clubs londoniens. Une initiative qui arrive alors que la filière bordelaise cherche à renouveler son attractivité auprès d'un public plus large.
Cave coopérative liquidée : « arrêter avant l'année de trop »
Une cave coopérative a été volontairement liquidée, son dirigeant expliquant avoir « choisi d'arrêter avant l'année de trop ». Un témoignage brut qui rappelle la pression persistante sur le vignoble français : coûts de production en hausse, prix du vin orientés à la baisse, rentabilité fragile pour les structures les plus exposées.
